Vraiment dommage. C’est qu’on craignait est arrivé. La rentrée scolaire n’aura pas lieu ce lundi 2 septembre sur toute l’étendue du territoire national. Le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) a pris cette décision lors d’une réunion de son Comité National élargie aux représentants provinciaux et membres affiliés, tenue ce vendredi 30 août à Kinshasa. Immédiatement, il a décreté une grève générale qui a commencé ce même vendredi jusqu’à ce que le Gouvernement trouvera des réponses pratiques aux revendications des enseignants.
Selon les délégués syndicaux du SYECO, les enseignants ont clairement dénoncé l’absence de réponse favorable du Gouvernement aux revendications salariales des enseignants.
Lors de la commission paritaire Gouvernement-Syndicats à Bibwa, les enseignants avaient exigé le paiement d’un barème salarial minimum de 1.500.000 FC (environ 500 USD) dans un délai de huit jours ouvrables. Ils déplorent la « mauvaise foi manifeste » de l’exécutif national à accéder à leurs revendications.
En réalité, les enseignants exigent un salaire minimum respectant le coût de la vie, la régularisation des enseignants non encore mécanisés, le paiement des primes d’encadrement et spécifiques en souffrance depuis plus de 17 mois, ainsi que la suppression des zones salariales discriminatoires sont autant des revendications des enseignants en colère. Une épine sous les pieds de la Première ministre Judith Suminwa.
Henoc MBESHI


