La commission paritaire Gouvernement-Intersyndicale nationale de l’administration publique (INAP) tenue du 11 au 16 novembre 2024 a Bibwa dans la commune de la N’Sele, a balisé la voie d’une administration publique meilleure que celle d’aujourd’hui. Le protocole d’accord qui a sanctionné ces assises donne des indications claires fondées sur plusieurs engagements pris par les deux parties prenantes. Au nombre de ces engagements, figurent notamment l’engagement du Gouvernement de convoquer dans le meilleur delà les travaux de la politique salariale devant répondre avec rationalité au cahier des charges des fonctionnaires, la mise en place d’une commission permanente de suivi des accords. Le Gouvernement devrait poursuivre les efforts de mécaniser plus de 100.000 agents en 2025 dans le cadre de l’inclusion salariale. Dans le même angle d’idées, le Gouvernement doit également poursuivre l’assainissement du fichier des agents publics de l’Etat.

A la clôture des travaux de cette commission paritaire Gouvernement-INAP, le samedi 16 novembre dernier à Bibwa dans la commune de la N’Sele, le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, avait clairement donné la vision du Gouvernement Suminwa, qui est celle de relever les défis du redressement et de la modernisation de l’administration publique de la RDC.
Dans l’entendement du patron de la Fonction publique, l’enjeu de ces assises n’est celui de de trouver des solutions à court terme, mais de mettre en oeuvre des transformations profondes comme l’indiquent les résolutions des travaux de la commission paritaire Gouvernement- INAP adoptées après plusieurs jours d’échanges, de débats et de travail intense.
La fin de travaux de bibwa qui étaient chargés d’ examiner le cahier des charges des agents et cadres de l’administration publique, a été caractérisée par un atterrissage en douceur grâce à l’esprit patriotique et le sens de responsabilité manifesté par les experts du Gouvernement et du banc syndical qui ont placé l’intérêt supérieur de nation au dessus de tout autre intérêt.
Pour le VpM Jean-Pierre Lihau, représentant de la Première ministre, le dialogue demeure la seule arme qui permet d’aplanir les divergences et de tracer dans l’unité le chemin qui va conduire vers les horizons du lendemain. En réalité, les travaux de Bibwa avaient pour finalité de trouver des solutions devant baliser la voie de l’avenir d’une administration publique meilleure que celle d’aujourd’hui.
Dans les services publics, le vice-premier ministre Jean-Pierre Lihau a fait savoir que le plus grand enjeu est de construire le Congo de demain, de léguer à la postérité un pays qui va fonctionner de manière optimale avec des règles, des normes concourant à l’épanouissement des fonctionnaires de l’État et surtout de consolider le principe de l’équité et de justice sociale.
A en croire le représentant de la Première ministre Judith Suminwa, une administration ne peut pas fonctionner sans maîtriser des effectifs, qui est aujourd’hui une question fondamentale, existentielle, voire systémique. Abordant le problème de la retraite, Jean-Pierre Lihau a indiqué que la retraite est une question existentielle pour une société dans la mesure où elle ouvre la voie au rajeunissement et à une gestion plus rationnelle, fluide et optimale des carrières. Selon le vice-premier ministre Jean-Pierre Lihau, la transformation numérique n’est plus aujourd’hui une option; mais un impératif parce qu’ elle permet d’assainir suffisamment. Les questions de la rémunération, la réforme et des changements de système d’amélioration des conditions socio- professionnelles des agents qui incarnent l’Etat et qui prestent au sein des administrations publiques. Voilà une question essentielle qui est au coeur même de la vision du Président de la République, au coeur du programme du Gouvernement.
Henoc MBESHI


