La coordination nationale du Réseau des Femmes de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (REFESU) a organisé, vendredi 06 décembre 2024, à l’ISTA en collaboration avec ONUFEMME, une matinée scientifique à l’occasion de la campagne » 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles ». A cette occasion, les participants ont suivi plusieurs exposés sur les violences basées sur le genre dont les femmes et les jeunes filles sont systématiquement victimes. Les intervenantes ont démontré que les violences sexuelles en milieu universitaire sont un frein à l’émergence des jeunes filles, mieux des étudiantes.
Outre les exposés, l’assistance a suivi avec attention les témoignages des étudiantes victimes du harcèlement sexuel en milieu universitaire. » Je me suis retrouvée sans cote dans un cours alors que j’avais passé mon interrogation. Après réclamation, le professeur m’a présenté deux papiers: sur le premier il a écrit 50 dollars et sur le deuxième, il a écrit sexe. Et à moi de faire le choix entre l’argent et le sexe pour avoir de bonnes notes », a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : « Après avoir réfléchi, j’ai dit au professeur que je devais aller avec à la maison ces papiers pour que mon père qui paie pour moi les frais puisse faire le choix. Du coup, le professeur a confisqué les papiers pour me dire que mes cotes étaient retrouvées dans sa paperasse et qu’il était inutile d’en parler à mon père ».
Ce témoignage a édifié l’assistance sur les calvaires que vivent les filles en milieu universitaire. Approchée, la secrétaire générale du REFESU, Béatrice Makaya Samba, a salué la collaboration de l’ONUFEMME à cette matinée scientifique riche en informations et en témoignages.
La rédaction


