Des Organisations de la société civile de la RD-Congo, dont la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), ont lancé, vendredi 20 décembre 2024, à l’Université Omnia Omnibus, situé dans la commune de Kasa-vubu, la campagne de mobilisation citoyenne sur le Génocide RD-congolais oublié et le soutien de l’écrivain franco-camerounais Charles Onana. Plusieurs personnalités du pays tels que Justin Bitakwira, Eliezer Tambwe, Freddy Mulumba et Jonas Tshiombela, ont défilé devant la tribune pour inviter le peuple RD-congolais à prendre conscience.
Prenant la parole en premier, Freddy Mulumba, ancien directeur général du quotidien Le Potentiel a indiqué que Charles Onana est une personne qui a sacrifié sa vie pour la RD-Congo. Il a invité les RD-Congolais à se mobiliser pour donner une main-forte à cet écrivain.
Selon lui, le procès contre Charles Onana est un procès contre la liberté académique. « Le livre qui est attaqué en justice, c’est le résumé de sa thèse de doctorat qu’il avait présenté en 2017 », a-t-il expliqué.
Il a ensuite dit, à haute voix, que l’auteur de l’Holocauste au Congo maîtrise très bien la question de Grands lacs. A l’en croire, l’enjeu de ce procès était pour mettre un doute sur tout ce que Charles Onana a publié.
Pour sa part, le député Justin Bitakwira a appelé la population RD-congolacaise à passer à l’action. Il a fait savoir que toute société, il y a toujours eu un révolutionnaire. Ce message fort a été soutenu par l’honorable Eliezer Tambwe qui, selon lui, la liberté commence le jour où l’individu arrive à se connaître et à connaître son entourage. Profitant de l’occasion qui lui a été offerte, le patron de la chaîne de télévision Tokomi wapi a appelé les RD-Congolais à l’unité patriotique.
Jonas Tshiombela, coordonnateur national de la Nouvelle Société Civile Congolaise a, quant à lui, lancé un appel aux personnes de bonne volonté pour recueillir leurs contributions en guise de soutien à Charles Onana. Foi à ses dires, il a indiqué que cette campagne va se clôturer jusqu’au 16 janvier prochain.
Il sied de rappeler que le journaliste franco-camerounais Charles Onana et son éditeur ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Paris le 9 décembre dernier pour contestation du Génocide contre les Tutsi au Rwanda. Des associations de survivants avaient déposés une plainte en dénonçant des passages négationnistes dans un de ses livres parus en 2019.
Henoc MBESHI


