Les ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Union européenne (UE) ont adopté, lundi 17 mars 2026, à Bruxelles, siège de cette organisation, des sanctions contre neuf chefs politiques et militaires rwandais et congolais ainsi qu’un responsable du secteur minier, tous impliqués dans l’invasion de la partie Est de la RDC par l’armée rwandaise et le groupe terroriste M23, a annoncé l’Agence congolaise de presse (ACP), citant des médias dans la capitale belge.
Selon l’ACP, ces sanctions, prises sous l’impulsion de la Belgique, prévoient l’interdiction de se rendre dans l’espace de l’UE ainsi qu’un gel des avoirs dans l’UE et visent notamment, du côté congolais, Bertrand Bisimwa, président du M23, responsable de violations graves des droits de l’homme et de la poursuite du conflit, de l’insécurité et de l’instabilité dans l’est de la RDC. Elles visent aussi des militaires du M23, dont Joseph Musanga Bahati, responsable des finances du mouvement.
« Du côté rwandais, sont sanctionnés trois généraux :
à savoir Eugène Nkubito, Pascal Muhizi et Ruki Karusisi, commandant des forces spéciales déployées en RDC ainsi que le directeur général de l’Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz (RMB), Francis Kamanzi. Est aussi sanctionnée Gasabo Gold Refinery, une entreprise rwandaise accusée d’extraction illégale et de raffinage illégal d’or au Congo exporté ensuite vers le Rwanda. Il s’agirait, donc, de « sanctions équilibrées » contre des responsables politiques et militaires mais aussi « de personnes responsables de trafics illégaux », précise l’ACP.
Tout récemment, le Conseil de l’Union européenne avait enjoint à cette organisation de prendre des sanctions contre le Rwanda pour son agression contre la RDC.
Kantuntu Ka-Bintu


