RDC : La coalition des parlementaires pour l’élimination du paludisme en Afrique section RDC relancée
Le samedi 29 mars, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) en collaboration avec l’Ong camerounaise Impact Santé Afrique (ISA) ont organisé un atelier de renforcement des capacités des parlementaires, membres de la Coalition des parlementaires pour l’élimination du paludisme en Afrique Section RDC (COPEMA-RDC).

Une cinquantaine de participants dont les parlementaires, les médecins et les membres de la société civile œuvrant dans le secteur de la santé y ont pris part.
Plusieurs orateurs se sont attelés au fait que le paludisme constitue la première cause de morbidité et de mortalité en RDC et que le pays occupe la deuxième place en Afrique après le Nigeria.

Faisant d’une pierre deux coups, la Coalition des parlementaires pour l’élimination du paludisme en Afrique Section RDC (COPEMA-RDC), a été relancée.
A cette occasion,
Solange Simpunga, chargée de Programmes d’ISA en République Démocratique du Congo, supervisant l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des initiatives de plaidoyer axées sur le paludisme et la santé communautaire a, dans sa présentation,
mis l’accent sur le rôle des parlementaires dans cette lutte.
« C’est le parlement qui élabore, examine et vote des lois pour contrôler l’action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques en matière de lutte contre le paludisme. Le parlement est mieux placé pour faire la promotion législative en initiant de changements législatifs et des politiques en faveur de la’lutte contre le paludisme. Le même parlement amène le gouvernement à proposer un texte de forte portée juridique sur la surveillance du marché des médicaments » a-t-elle indiqué.
Bien avant, dans son discours d’ouverture de l’atelier, la présidente de la Commission socioculturelle de l’Assemblée nationale, Dorothée Madiya, a déclaré que cet événement marque une étape cruciale dans notre lutte contre une maladie qui demeure l’un des principaux défis de la santé publique en RDC.
« Le paludisme continue de frapper durement nos communautés affectant en particulier les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, avec plus de 27 millions d’écarts enregistrés en République démocratique du Congo et un impact dévastateur sur nos familles et notre économie, nous ne pouvons plus nous permettre d’être spectateurs dans notre responsabilité en tant que parlementaires
et d’agir avec détermination pour inverser cette tendance et garantir un avenir en bonne santé à notre population », a-t-elle ajouté.
A l’en croire, cet atelier revêt une importance capitale, « non seulement d’un espace d’échange et de concertation mais surtout d’un moment de prise d’engagement concret pour renforcer notre leadership dans la lutte contre le paludisme ».
« Nos travaux nous permettront d’identifier des stratégies efficaces pour inscrire cette lutte au cœur des débats législatifs, de mobiliser davantage des ressources domestiques et de plaider pour les politiques publiques adaptées aux besoins de notre pays.
Je tiens à saluer l’engagement des partenaires techniques et financiers, notamment le programme national de lutte contre le paludisme -PNLP-, l’impact Santé Afrique -ISA- et bien d’autres dont le soutien demeure essentiel pour atteindre nos objectifs communs.
Ensemble, en tant que législateurs et leaders d’opinion, nous devons garantir que la RD-Congo honore ses engagements internationaux et nationaux dans la lutte contre le paludisme. Cela passe par une allocation budgétaire renforcée, un contrôle rigoureux de financement et un plaidoyer le soutenu auprès des instances gouvernementales et de la société civile », a souligné Dorothée Madiya.
Les parlementaires impliqués
C’est le député national Dieudonné Mposhi Kibambe qui est à tête de la COPEMA-RDC.
A la fin de l’atelier, plusieurs parlementaires ont adhéré à cette structure, prenant l’engagement de lutter contre le paludisme en RDC via des actions parlementaires.
Ils ont salué cette initiative.
« Je suis très ravie et je remercie encore l’équipe qui m’a invitée et je suis très contente de voir aussi COPEMA qui vient de naître aujourd’hui pour qu’ensemble nous puissions trouver une solution pour la lutte contre le paludisme », a confié la députée nationale
Béatrice Masangu à la fin de l’atelier. Même réaction de la part de L’honorable Shakasaka.
« Nous venons de participer à cette journée importante de lutte contre le paludisme. C’est une coalition des parlementaires pour l’élimination du paludisme en République démocratique du Congo. Une coalition qui existe déjà dans d’autres pays d’Afrique et c’est pour la toute première fois dans notre pays », a-t-il dit.
Puis: « Je pense que c’est une journée importante. Nous avons parlé, vous savez, du paludisme, la malaria, qui ‘est une maladie endémique dans notre pays qui touche beaucoup plus les enfants, les femmes enceintes et vraiment c’est un facteur de pauvreté dans notre pays. Et nous, parlementaires, nous sommes engagés pour éliminer le paludisme par notre plaidoyer au niveau de l’assemblée et au niveau du gouvernement. Et je pense qu’ensemble, nous pouvons éliminer le paludisme en RD-Congo ».
Selon le rapport annuel de 2024, le PNLP a enregistré 27.657.762 cas de paludisme et comptabilisé macabrement 24.344 dèces dus essentiellement au paludisme en RDC. La journée mondiale de lutte contre le paludisme sera célébrée le 24 avril prochain.
Kantuntu Ka-Bintu


