RDC : Une délégation des députés médecins déjà au Burundi pour consulter des déplacés de guerre Congolais basés dans différents camps burundais
La mission des consultations médicales bénévoles des déplacés de guerre congolais vivant à Bujumbura et ses environs par députés nationaux médecins est déjà à pied d’œuvre. Arrivée depuis le 08 avril 2025, cette délégation parlementaire conduite par le député Léon Kabamba Ngombe est composée de 5 députés médecins et 2 autres élus des circonscriptions électorales proches des déplacés. Aussitôt à Bujumbura, capitale du Burundi, l’equipe des députés médecins de la RDC a entamé sa mission humanitaire par des rencontres et présentations des civilités aux autorités burundaises comme l’exige le bon sens. La première visite était chez l’ambassade de la RDC en poste à Bujumbura où les 7 élus nationaux ont expliqué l’objet de leur mission qui consiste en une consultation médicale bénévoles des déplacés de la guerre d’agression rwandaise et à des enseignements sur la prévention des maladies des mains sales.
La mission étant axée sur une aide humanitaire et médicale aux déplacés, le passage à l’antenne Burundi du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés s’imposait comme une obligation.
Après une séance de travail avec le responsable Santé et Nutrition du HCR Burundi, Dr Pepe, la délégation des parlementaires congolais a reçu toutes les explications nécessaires sur la vie et la gestion des camps des déplacés.
Au total, le Burundi a accueilli sur son sol, plus de 70.000 nouveaux déplacés de guerre congolais répartis en 5 camps des déplacés à savoir : Musasa et Kinama au nord, Kavumu avec une capacité de 18.000 places, Minkinzu et Nyakasa au sud, 1 site des déplacés appelé site de Musenyi et 2 centres de transit des réfugiés qui se sont ajoutés aux 100.000 déplacés urbains déjà présents sur le sol burundais.
A en croire le rapport du HCR, la situation dans les camps des déplacés est toujours débordée.
Sur le plan sanitaire, on constate la malnutrition, la rougeole, le choléra, le paludisme,10% des hommes et femmes déclarent avoir subi des violences sexuelles et plus ou moins 60 cas des maladies mentales sont détectées. Cette première évaluation indique aussi que plus de 100 enfants ont été vaccinés contre le paludisme sachant que 52% de population de ces camps sont des enfants dont environ 7000 sont de 0 à 15 ans déjà vaccinés contre la rougeole et 1300 contre la poliomyélite.
Sur le plan de la sécurité alimentaire, des cas de malnutrition aiguë ont été détectés autant chez les enfants que chez les femmes qui allaitent. La délégation a également constaté la réduction à 50% par le PAM de la ration des déplacés qui est passée de 2 repas par jour à 1 repas compte tenu de la surpopulation dans le camps. L’insuffisance d’eau potable exposant les réfugiés aux maladies hydriques et celles des mains sales, l’ insuffisance des latrines avec plus ou moins une latrine pour 1000 sont decriées. Sur le plan de l’éducation, l’on a encore constaté que des écoles existent dans les camps et les sites de déplacés pour permettre la poursuite de l’éducation scolaire des enfants.
Divin MALUNDA


