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RDC : Quand la trahison intérieure alimente l’agression extérieure (Tribune de Jonas Tshiombela, avocat du peuple)

RDC: Quand la trahison intérieure alimente l’agression extérieure ( Tribune de Jonas Tshiombela, avocat du peuple)

Dans un moment où la République Démocratique du Congo est à genoux, attaquée, pillée, humiliée par des puissances étrangères à commencer par le Rwanda de Paul Kagame, la gouvernance interne du pays continue d’être gangrenée par une maladie plus dangereuse encore : la corruption systémique, le clientélisme politique, et l’exclusion volontaire de la méritocratie.

L’ennemi n’est pas seulement à nos frontières. Il est aussi dans nos institutions. Il est dans les salons dorés du pouvoir. Il est dans ces nominations arbitraires où être militant du parti au pouvoir vaut plus qu’un diplôme, plus qu’une compétence, plus qu’un engagement citoyen. Pendant que le sang de nos frères et sœurs coule dans l’Est du pays, pendant que les groupes armés ravagent nos terres, violent nos filles, exploitent nos mines avec l’appui d’un Rwanda complice et prédateur, nos élites dirigent comme si de rien n’était, préoccupées avant tout par leur carrière, leur clan, leur portefeuille.

Où est la conscience nationale ? Où est le sursaut patriotique ?

Comment comprendre que face à l’agression étrangère et au pillage éhonté de nos ressources, nous continuions à nommer des responsables non pas selon des critères de compétence et d’intégrité, mais selon des considérations partisanes et clientélistes ? Comment espérer bâtir une armée forte, une diplomatie offensive, une justice crédible, quand les postes clés sont confiés à des militants zélés, des amis du régime, ou des opportunistes, sans autre mérite que leur allégeance au pouvoir ?

La République est en danger, et ceux qui la gouvernent ne semblent pas entendre l’urgence.

Le Rwanda ne pourrait pas maintenir son emprise sur nos minerais si certains Congolais ne lui ouvraient pas les portes. Le Rwanda ne pourrait pas financer, armer et appuyer les terroristes du M23 si certains réseaux politiques et économiques congolais ne collaboraient pas dans l’ombre. Le pillage de notre pays est un projet transnational, mais il repose sur une trahison nationale. Et cette trahison trouve son carburant dans un système de gouvernance où l’on achète les consciences, où l’on récompense les fidèles et où l’on écarte les voix libres et compétentes.

Il faut le dire avec force : ce n’est pas le manque de ressources qui ruine la RDC, c’est le manque de justice, de volonté et de vision. Ce n’est pas le peuple qui échoue, c’est l’élite corrompue qui trahit.

La situation actuelle exige un changement de cap radical. La survie même de notre Nation en dépend. L’heure n’est plus aux calculs politiques, mais à la mobilisation des compétences réelles, à l’unité nationale sincère, à la refondation de l’État sur des bases solides : méritocratie, transparence, responsabilité.

Nous lançons un appel solennel à tous les décideurs de ce pays :
Assez de favoritisme ! Assez de recyclage d’incompétents ! Assez de nominations politiques sans mérite ni bilan ! La République n’est pas une entreprise partisane. Elle appartient au peuple congolais dans toute sa diversité. Elle doit être gouvernée par les meilleurs, pas par les plus dociles.

Congolais, debout !
C’est à nous qu’il revient de refuser la résignation, de dénoncer les impostures, de réclamer des comptes. Notre silence nourrit leur impunité. Notre tolérance est leur arme.
L’agression du Rwanda ne sera vaincue que si nous nettoyons aussi nos propres rangs, que si nous mettons un terme à la corruption endémique et au clientélisme qui affaiblissent notre État.

Pour un Congo libre, fort et digne, la compétence doit devenir la seule carte d’accès à la gestion publique.
Tout autre chemin est une trahison.

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