Kinshasa : L’insécurité criante dans la commune de Masina au centre du débat à l’Assemblée provinciale
L’insécurité qui bat son plein dans la commune de Masina était au centre du débat, ce mercredi 4 juin 2025, à l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Le député provincial Raphaël Kebongo, élu de Masina, qui a saisi la plénière, à travers une motion d’information, a dressé un tableau alarmant de la situation sécuritaire dans cette municipalité.

L’élu de Masina a dénoncé les opérations criminelles menées en plein jour par des bandits à mains armées, causant ainsi des morts presque chaque jour. » Des hommes armés opèrent en toute impunité, semant la terreur dans les rues de la commune de Masina. Angoissés, presqu’abandonnés et sans secours, ,es habitants vivent des nuits cauchemaresques craignant d’être visités. C’est ainsi que dès qu’il est 18 heures, la circulation devient périlleuse dans les avenues de la quasi-totalité des quartiers. Toutes ces situations font que la population vit actuellement dans la peur », a expliqué martelé Raphaël Kebongo à l’assemblée plénière. Et d’expliciter:
» Il y a trois semaines, au quartier Mapela, une veuve a été abattue dans sa boutique par des criminels. Le 25 mai, toujours dans le même quartier sur l’avenue Ngufulu, des malfaiteurs ont attaqué une famille et ont tué un homme, responsable de cette même famille. Le mardi 27 mai, un jeune homme nommé Guellord, a été abattu au croisement des avenues Kulumba et Kimbela, cette fois-ci au quartier 3. Pas plus tard que ce dimanche 1er juin, au quartier 2, à quelques mètres de la maison communale de Masina, entre les avenues Kinzenga et Malembe, un « wewa » a été abattu et sa moto volée ».
Face à cette recrudescence des cas d’insécurité causant ainsi des viols et des morts, l’élu de la commune de Masina a exhorté l’assemblée plénière à ne pas rester inactive. « Cette insécurité est devenue une monnaie courante, non seulement dans ma commune de Masina, mais pratiquement sur l’ensemble de la ville-province de Kinshasa », a-t-il souligné.
Pour remédier à cette situation qui devient inquiétante, Raphaël Kebongo a proposé à
l’assemblée provinciale de Kinshasa une séance de travail urgente avec le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, le gouverneur de la ville de Kinshasa, le commissaire divisionnaire adjoint de la Police de la ville de Kinshasa, ainsi que nous, les élus. »
Dans sa démarche, Il a voulu démontrer que les élus sont les mieux placés pour comprendre et appréhender la réalité de l’insécurité dans leurs circonscriptions électorales respectives.
Benjamin KATE


