À l’occasion de la Journée du GENOCOST, dédiée à la mémoire des millions de victimes de la guerre à l’Est de la République démocratique du Congo, le député national Émile Sumaïli Miseka a livré une déclaration poignante, marquée par une profonde indignation et une espérance lucide.
Dans un message empreint de gravité et de compassion, le député a rappelé l’ampleur du drame humain que vit le Congo depuis près de trois décennies. « Plus de six millions de morts, des générations brisées, une douleur enfouie dans le silence du monde », a-t-il souligné, dénonçant avec force l’indifférence internationale et les complicités internes comme externes qui ont permis que ce « génocide à bas bruit » se poursuive.
Du Nord-Kivu à l’Ituri, en passant par le Sud-Kivu et le Maniema, l’honorable Sumaïli a évoqué les réalités tragiques des populations congolaises : massacres, violences sexuelles, enrôlements d’enfants, villages incendiés et déplacements massifs. Autant de souffrances, selon lui, qui témoignent d’une guerre non déclarée mais implacable, dont les véritables enjeux restent souvent tus.
Mais face à cette tragédie, l’élu de Shabunda n’appelle pas à la haine, ni à la vengeance. Il appelle à la mémoire, à la vérité et à la justice. « Se souvenir, c’est aussi résister. Et résister, c’est continuer à croire à un avenir de paix », a-t-il affirmé. Il a rendu hommage aux martyrs, aux veuves, aux orphelins et aux déplacés, réaffirmant son engagement à porter leur voix dans les institutions nationales et internationales.
Son message se veut aussi un appel à la jeunesse, aux leaders politiques et à la société civile à ne pas céder à la résignation, mais à continuer le combat pour la reconnaissance des crimes commis, pour la réhabilitation des victimes et pour l’édification d’un Congo réconcilié avec lui-même.
« Un jour viendra où le sang versé n’aura pas été inutile », a-t-il conclu, dans une note d’espérance.
Alors que les cérémonies de commémoration du GENOCOST se multiplient à travers le pays, les mots de Émile Sumaïli Miseka résonnent comme un cri du cœur et un sursaut de conscience pour toute une nation encore meurtrie, mais résolument tournée vers l’avenir.


