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Rentrée parlementaire en RDC : le peuple, l’ éternel perdant toujours ? (42 ème Tribune de Jonas Tshiombela)

Rentrée parlementaire en RDC : le peuple, l’ éternel perdant toujours ? (42 ème Tribune de Jonas Tshiombela)

La rentrée parlementaire s’annonce en République Démocratique du Congo comme une session de tous les enjeux. Mais déjà, une ombre plane : celle d’une pétition qui vise la tête de M. Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale. Et dans ce vacarme politicien, une question fondamentale se pose : où est passée la voix du peuple, celui au nom duquel les députés prétendent siéger ?

La Constitution, en son article 100, est sans équivoque : « L’Assemblée nationale vote la loi, contrôle le gouvernement, les entreprises publiques et les établissements publics. Elle évalue les politiques publiques. » Or, cette session budgétaire ne peut être une formalité ; elle devrait être le rendez-vous de la vérité sur les choix de la nation. C’est là que devraient se dessiner les priorités urgentes : la sécurité des citoyens massacrés à l’Est, l’emploi pour une jeunesse condamnée à l’oisiveté, la question de la SNEL qui facture un courant qu’elle ne fournit pas, l’eau potable inaccessible, la santé et l’école publiques abandonnées.

Pourtant, les débats s’orientent déjà vers une seule obsession : la destitution d’un homme. Comme si le sort de millions de Congolais pouvait se réduire à des intrigues de couloirs et des règlements de comptes. Les analystes sont clairs : aucune pétition ne résoudra l’insécurité, ne créera des emplois, ni n’allégera la misère dans laquelle croupit un peuple oublié et meurtri.

Un proverbe africain nous avertit : « Quand les éléphants se battent, ce sont les herbes qui souffrent. »Aujourd’hui, ce sont les Congolais qui souffrent des combats d’ego entre leurs représentants. Un autre rappelle : « Le chef est le berger, il ne mange pas ses brebis, il les conduit vers de bons pâturages. » Mais trop de nos dirigeants ont oublié que leur mandat n’est pas une chasse aux privilèges, mais un service au peuple. Le peuple attendait de cette rentrée parlementaire un contrôle rigoureux de l’action gouvernementale : pourquoi la SNEL facture-t-elle ce qu’elle n’a pas fourni ? Pourquoi l’État peine-t-il à sécuriser l’Est ? Où vont les milliards des ressources minières ? Pourquoi les finances publiques demeurent-elles une énigme pour les contribuables ? Mais les priorités du peuple sont reléguées au second plan, comme si ses souffrances étaient invisibles.

La démocratie congolaise ne peut pas continuer à tourner en rond autour de calculs personnels. Elle doit redevenir l’expression de la volonté nationale. Messieurs et Mesdames les députés, souvenez-vous que vous êtes liés au peuple par un serment. « Quand le peuple a faim, dit la sagesse bantoue, les tambours de fête sonnent faux. » Vos intrigues sonnent faux, car elles résonnent au milieu d’un peuple qui n’a plus ni pain, ni paix.

Cette rentrée parlementaire sera un test : allez-vous continuer à jouer votre théâtre habituel, ou déciderez-vous enfin de redonner sens au mandat que vous avez reçu ? L’histoire jugera chacun de vos choix. Mais sachez-le : le peuple vous observe, et tôt ou tard, il demandera des comptes. Le Saviez-vous ? (JTK)

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