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Assemblée nationale: Jacques Djoli alerte sur le  » vide juridique  » de la Formation professionnelle et met en garde contre le risque du « chaos foncier »

Assemblée nationale: Jacques Djoli alerte sur le  » vide juridique  » de la Formation professionnelle et met en garde contre le risque du « chaos foncier »

Le Rapporteur de l’Asdemblée nationale le professeur Jacques Djoli, co-auteur de la proposition de loi sur la formation professionnelle, est intervenu lors de la séance plénière consacrée au contrôle parlementaire pour défendre la nécessité de doter ce secteur d’un cadre juridique adapté aux réalités actuelles.

Prenant la parole après la question adressée au ministre d’État en charge de la Formation professionnelle par le député Élie Kambale, Jacques Djoli a salué cette initiative qui, selon lui, met en lumière un secteur longtemps considéré comme secondaire alors qu’il constitue un véritable moteur de développement national.

L’élu de Boende a souligné que la formation professionnelle demeure un outil essentiel pour favoriser l’employabilité des jeunes, soutenir la croissance économique et lutter contre le sous-développement.

Il a rappelé qu’avec son collègue Inagaza, ils avaient introduit une proposition de loi afin de combler le vide juridique dans lequel évolue Actuellement ce ministère. A l’entendre, le secteur continue de fonctionner sur la base d’un texte remontant à 1971, obligeant souvent le ministère à recourir au Code du travail pour assurer certaines de ses missions.

« Depuis 2019, nous avons essayé de faire aboutir cette loi. Elle avait été acceptée ici grâce au président Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, mais le processus n’a malheureusement pas abouti », a-t-il déclaré.

Le professeur Jacques Djoli a également évoqué les difficultés institutionnelles ayant marqué ce portefeuille, autrefois confronté à des conflits de compétences avec le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique.

Abordant ensuite le dossier foncier, l’élu de Boendé a interpellé la ministre des Affaires foncières au sujet d’un arrêté signé en avril dernier déclarant d’utilité publique une superficie de 43 150 hectares destinée à la création d’une nouvelle ville.
S’il a reconnu l’importance stratégique de ce projet, il a toutefois mis en garde contre les risques d’un développement anarchique en l’absence d’un schéma directeur précis.

Prenant l’exemple de la ville nouvelle de Diamniadio au Sénégal, il a insisté sur la nécessité d’intégrer dans ce projet des infrastructures structurantes telles que des universités, des autoroutes, des zones économiques et des espaces verts.

Le rapporteur de l’Assemblée nationale a enfin appelé au respect des lois relatives à l’environnement et à l’aménagement du territoire afin d’éviter, selon ses mots, « que le vide ne crée le chaos ».

Exaucée MPUTU

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